Comme des naufragés au milieu de l’océan, ils sont submergés par l’immensité du monde. Tout est tellement SO BIGGER.nVoilà, c’est déjà trop tard. Le jour s’est levé. Ils sont à découvert, vulnérables. Ils rasent les murs, discrètement, avec le tableau volé de 2m x 1,40m. Les trottoirs leur tendent des pièges, les abris-bus, les poteaux et les bancs sont un incompréhensible dédalenlabyrinthique. Les regards se tournent inéluctablement vers eux. Ils n’ont plus d’autres choix que de tout faire pour disparaître. C’est précisément ce qui les mène à la catastrophe. Ils sont semblables à deux naufragés qui s’accrochent à l’œuvre volée comme à un radeau.
Qu’est-ce que signifie « Apprivoiser » ? C’est une chose trop oubliée. Ça signifie « Créer des liens ». Tels le Petit Prince et le renard, face à face une danseuse et Chevâl, marionnette de 3m de haut, tentent de s’apprivoiser. Mais créer des liens demande du temps et de la patience.nnLa rencontre s’amorce, ils se cherchent, se tournent autour, s’observent, s’effrayent, se rapprochent, s’amadouent, esquissent quelques pas de danse, se fuient pour mieux se retrouver. Parviendront-ils à devenir complices ?nn« Chevâl » est une rencontre entre l’humain et l’animal, entre le corps et l’objet, la grâce et la mécanique. Ce duo surdimensionné nous conte une fable chargée de poésie et d’humour.
Le périple very dangerous de deux british explorers très très perdus. Une épopée sauvage au cœur de l’espace public parmi d’insurmontables bosquets, abribus, poteaux, bancs, et autres précipices. Un regard inattendu sur la rue, qui lui donne de manière improbable, une dimension de paysage. Un duo influencé par l’imagerie et le langage du cinéma muet de Chaplin et Lloyd. Nos deux explorateurs ne sont ni au bon endroit, ni au bon moment. Devenus inutiles, derrière eux tout s’écroule comme des ponts de neige. En situation de survie, ils fuient comme une espèce en voie de disparition. « Nous n’avions plus d’autre choix que celui d’avancer, derrière nous nos chemins sombraient un à un ».